A une époque bien loin tout était possible

La jeune frénésie des années dans leurs délires

Où la politique et le fric n’avaient pas d’importance

Seule comptait la volonté du changement et des plaisirs

 

Je me souviens des jours heureux de l’insouciance

Où la société était prête à basculer dans la jouvence

Musique hippie dans le cœur comme fil conducteur

Dans des excès de fumées aphrodisiaques pour tout bonheur

 

Les années de l’espérance d’une vie bien meilleure

Ouvriers fonctionnaires bourgeois et politiques tous rêveurs

S’offrant les mêmes espoirs d’une vie de partage

Ou l’amour au coin de la main pour tout héritage

 

Les doux rêveurs d’hier sont devenus des hommes du système

Qui décident de l’avenir sans conviction dans l’extrême

En profitant assurément de leurs positions fortunées

En nous racontant des contes fantaisistes et erronés

 

Dans l’euphorie d’un monde parfait de respect et d’amour

Ne reste que le songe lointain des idées et son humour

Pourtant nous sommes tous des exceptions dans l’existence

Et la meilleur des politiques ne vaut rien que la potence

 

Mourir et se battre sont les chemins du destin du prolétariat

Qui ne souhaite que l’équité dans le monde sans charabia

Et que liberté égalité et fraternité soient réellement appliquées

Dans l’âme de tous les hommes qui espèrent une belle paix

 

Que se projette sur la terre le feu de la passion

Par elle se propage le doux souffle de l’amour

Et que tous les hommes vivent de belles émotions

Pour laisser un monde sans profit à nos générations

 

Plus de gâchis et de pollution sur nos maisons

Plus de guerre et de révolution pour l’argent

Plus de sang versé pour des religions et leurs dieux

Que chacun puisse croire librement à ce qu il veut

 

Respectons ensemble la vie et la race humaine

Et que tous et toutes protestent et se lèvent

Pour que les couleurs soient en harmonies

 

Dans un monde tolérant pour toute patrie