La haute flèche ciselée traverse le ciel

Dans des mouvements d’élégance

 Edifiée à la gloire de Dieu par nos doléances

Sur le sacre religieux d’un art éternel

 

Comme un poème sculpté dans la pierre

Où les façades de marbres magnifiées

Par les saints et les martyrs crucifiés

La cathédrale résonne dans ses prières 

 

Ses arts gothiques monumentaux

S’élèvent dans de gracieux arcs boutants ancestraux

Enluminée par ses vitraux empiriques

Qui subliment la grande voûte du chœur liturgique

 

Tout est contemplation amour et beauté

Jusque sur ses encadrements romanesques

Où la lumière des cierges dans ses arabesques

Danse sur les autels parfumés d’encens confinés

 

Et projette ses ombres sur la douceur de ses fresques

Qui raconte son histoire au travers des scènes peintes

Par le talent de l’âme des artistes laissant leurs empreintes

Sur des murs éclairés par de somptueux reliefs gigantesques

 

Dans la grâce des dorures sculptées

Les icônes comme un livre ouvert sur un trésor

Offrent leur prose dans des reflets d’or

Aux pèlerins qui méditent dans la spiritualité

 

Dans sa grande arche de silence unique

Les orgues comme un souffle de vent enchanté

Parsème sa musique dans une symphonie lyrique

Où des voix s’élèvent en chœurs en toute humilité

 

Le tintement sourd des grandes cloches de bronze balancées

Carillonne dans la nuit au dessus de nos toits

Tintinnabulant sur des rythmes de foi

Rassemble les fidèles sur le parvis éclairé 

  

Des gargouilles aux visages d’animaux et d’humains fantastiques

Evacuent les eaux usées du toit par leurs bouches ouvertes disgracieuses 

Gardiennes du bien terrassant l’esprit du mal satanique

Accompagnent les chimères dans leurs quêtes religieuses

 

La grandeur de sa nef parait atteindre les cieux

Et son élan audacieux presque irréel

Symbolise la beauté de l’âme et nous émerveille

Par son incomparable joyau d’un art harmonieux

 

La sérénité de ses stèles offertes au saint-père

Lance ses sommets au travers des vents

Reflétant la lumière jusque dans nos océans

Pour fondre dans nos raisons d’hommes fiers

 

 Bâtisses immobiles millénaires

Bravant les tempêtes et le temps

S’élèvent comme des colosses de chair

Dans l’attente d’une rédemption

 

Dans la lumière du soleil

 Les piliers s’enflamment comme des éclairs

Dans des couleurs vermeilles

Et dessinent ses ombres changeantes sur ses pierres

 

Immense envergure offerte à dieu

Dans le symbolisme de la vie éternelle

Refuge des esprits tortueux

Pour une grâce providentielle

 

Cathédrale unifiée pour nos louanges

Dans sa grande magnificence 

Par des hommes de génies

 

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