Ô ! Jeunesse éternelle

Miroir de notre âme souveraine

Tu t’envoles dans le spectre de la vieillesse

Pour feindre la vie par tes prouesses

 

Ô ! Bel appât gorgé de vie

Déclinant au fil des jours sur ton parvis

La peine au corps torturée par le temps

Qui dépose son agonie lentement

 

Ô ! Espoir de l’homme perdu

Qui court sur son destin sans fin

D’une jeunesse impérissable dévolue

Par la marque de ses rides assassins

 

Ô ! Désir incertain tu te projettes

Sur nos enfants dans ta complaisance

Et offres ton fardeau comme insouciance

Transperce nos cœurs battant à la sauvette

 

Ô ! Belle jeunesse tu te fonds en décor

Sur la toile des hommes par ta prestance

Pour que la mort quitte notre existence

Au fil des naissances pour oublier notre sort

 

Ô ! Sublime beauté éternelle

D’un instant seulement étincelle

Pour que ta flamme chaude se propage

Sur nos chairs fades de nos âges

 

Ô ! Adolescence suprême

Délicieuse fraîcheur de nos vies

Qui doucement se décline et nous anéantit

 Par ta funeste vieillesse poussée à l’extrême

 

Ô ! Majestueuse renaissance

Comme un doux printemps qui éblouit

Par les essences de son feu qui séduit

Nos esprits vieux en défaillances

 

Jouant sereinement dans ta béatitude

Dans l’instant présent qui passe doucement

Sans te soucier de nos décrépitudes

 

Jeunesse tu es la joie d’un moment