Douceur éphémère d’un papier étatisé

Qui dans sa poche crevée devrait s’oublier

Mais sa nécessité de survie journalière

Viens nous structurer dans sa quantité première

 

Tu hiérarchises dans une société d’individualistes

Par ta froideur et ta puissante avarice

La pauvreté qui se meurt dans la solitude

Aucune culpabilité tu tues sans inquiétude

 

Ta maladie sans vertu se propage dans le monde

Baignant les billets dans le sang

Où l’or se répand dans une guerre d’argent

Et asservit l’humanité dans des conflits immondes

 

Trop de différence dans les échanges

Où ta valeur n’a que l’odeur de notre sueur

Qui profite pourtant aux grands seigneurs

Qui se jouent de notre labeur et de nos louanges

 

Les dirigeants financiers et les politiciens s’enrichissent

En profitant de la planète jusque dans son agonie

En ne laissant que des miettes au goût d’allergie

Détruisant notre terre jusque dans son cœur qu’ils avilissent

 

Tu n’as aucun sentiment tu es l’argent puissant

Qui régit les lois et réduit les hommes en esclave

Dans ton pouvoir souverain et outrageant

Pour les mener au désespoir dans ton enclave

 

La pauvreté devient contagieuse par la richesse qui l’étouffe

Ou l’on fait miroiter un bien être superficiel

Que tout en chacun peut voir défiler sous le souffle

De la modernité qui nous manipule dans son élan sacrificiel

  

La valeur des individus se mesure à son patrimoine financier

Qui dans la mort devient non avenu et obsolète

Et pour seul partage reste au fond de la terre son petit squelette

Jugé par le droit divin qui ne se base pas sur la valeur du billet

 

Mais aujourd’hui dans la vie un sou est un trésor

Par lequel tout devient possible pour vivre l’amour

Si quelque peu il en reste assez pour notre décor

Il faut le partager dans la bonté avec un peu d’humour

 

Vous qui êtes riches je sais que vous souffrez de devoir compter

A chaque jour qui passe vous devez paniquer

A savoir que vous pouvez vous tromper et perdre votre pouvoir

Mais sachez on peut vous soulager à vous y aider il faut nous croire

 

L’argent c’est la création de tous les vices

Ceux qui nous infligent sa lourde sentence

Sur les sentiments faussés et prostitués comme démence

Pour un peu de bonheur acheté comme sacrifice