Tes parois inaccessibles lancent tes sommets vers le ciel

Et déchirent les nuages pour atteindre l’éternel

Les neiges tapissent tes crêtes dans leur relief blanc

Au dessus de tes forêts de sapins qui recouvrent tes flancs

 

Le mystère de tes contes perdus sous tes avalanches

Dans le froid intense de l’altitude sans aucune chance

Tes glaciers aux multiples crevasses dans ton ombre

S’élèvent jusqu’aux cimes perdues dans la pénombre

 

Ivresse conquérante des hommes aventuriers

En cordage sur tes pentes abruptes et dangereuses

Viennent caresser ta splendeur et t’immortaliser

Dans leurs récits de l’impossible et des ascensions victorieuses

 

La puissance de la terre heurte le sol dans un tremblement

Et fait grandir la montagne qui s’élève dans le firmament

L’air en devient de plus en plus rare et pur

Au dessus des nuages dans le bleu profond de l’azur

 

Beauté des alpes où culmine ton Mont-Blanc

Je savoure à chaque instant ta majestueuse élégance

Dans l’escalade de ta roche ou coulent les torrents

Qui viennent mouiller les plaines à tes pieds dans sa danse

 

La colère des tempêtes lance les flammes de ses éclairs

Sur la voûte de tes cratères fouettée par l’hiver

Et ta nature sauvage domine la vie en furie

Et tu restes seul vainqueur des orages d’une nuit

 

Tu es belle dans ta robe en pierre qui sommeille

Tu serpentes le relief de nos villes et nous surveille

Dans les chaudes journées d’été tu nous rafraîchis

 

Par le pouvoir de tes lacs froids et tes sentiers fleuris