Je marche sur le fil de la vieillesse

Comme un condamné dans le couloir de la mort

Que seul le temps qui progresse

Nous sépare de la fin certaine de notre sort

 

L’achèvement d’une vie bien consommée

Défile sur le secret de sa destinée

Où l’existence va mourir dans le funeste noir

Pour ne jamais revivre son histoire

 

Aucune compassion sur l’amour de nos proches

Tu assassines sans vergogne à coup de pioches

Où la terre est le seul recueil de notre tombe

Pour l’éternité ensevelie comme une ombre

 

Dans l’univers sans fin la vie étincelle

Et la mort accompagne sa naissance mortelle

Dans la lumière et la pénombre

Sur les années de vie bien sombres

 

Tellement court dans son élan

Juste le temps de donner à nos enfants

Le savoir et la beauté de l’amour

Puis d’un saut nous partons pour toujours

 

Dans cent ans à peine c’est déjà l’oubli

Les terres recouvrent le tombeau de notre vie

Et quitte les mémoires de notre existence

 

Et enterre notre venue en ce monde de croyance