Nuages blancs, nuages gris, nuages de feu

Légers gonflants irréels

Volent dans le ciel bleu

En de multiples formes sans pareil

 

Crénelés en dentelle et cotonneux

Sous la fournaise du soleil

Comme des vagues éternelles

Recouvrent l’azur et les cieux

 

Les yeux perdus dans ses inspirations

Où les gonflements voluptueux

Glissent leurs contours majestueux

Sur la scène des créations

 

Perdus dans un horizon fluide

De son inlassable passage

Créant de belles images

Chimériques et translucides

 

L’éphémère beauté blanche lumineuse

Dessine son spectacle fantôme

Dans des danses grandioses

 Insolites et merveilleuses

 

Son cortège lent et doux

Poussé par des vents fous

Flotte sur le temps

Suspendu sur nos champs

 

Ils passent sur nos têtes

Enflammés de soleil

Rougies et en fête

Dans des couleurs vermeilles

  

Puis disparaissent dans l’horizon

Et termine son voyage

Dans la nuit à l’unisson

Dans le bruit de ses orages

 

Déchaînés par ses éclairs

Envoyé sur nos terres

 Claquant ses tempêtes

Sur nos toits à l’aveuglette

 

Lorsque la lune paraît

Laissant une éclaircie dorée

Aux nuages suspendus

Sur la ligne de vue

 

Elle berce sa couleur étoilée

Sur les nuages du soir

Comme une toile épurée

Au travers de la brume noire 

 

A l’aurore son miroir limpide

Devient opaque et timide

Et sa densité de coton  

Eclaire le paysage dans un tourbillon

 

Ses jolies tours en apesanteur

 Descendent jusque dans nos cœurs

Où les violons de l’amour

Chantent des prières sans détour

 

Et sa fidèle voilure

Inonde l’azur

Dans le reflet de nos regards

 

Emerveillés et hagards