Tes grandes vagues d’écume blanche salée

Aux teintes vertes et bleues transparentes

Projettent avec force ta grandeur acharnée

Sur les roches des falaises insolentes

 

Les vents de la tempête te mettent en colère

Jusque dans la profondeur de tes abysses

Tu viens frapper nos villes côtières

Dans un fracas sourd et complice

 

Tes lentes marées parfumées

Aux odeurs de poissons et crustacés

Viennent et partent sur nos plages ensablées

Et font disparaître nos traces d’humanité

 

Ta longueur océane, éternelle et audacieuse

Où tant de marins ont disparu

A la découverte de secrets inconnus

Dans ton intensité bleue et miraculeuse

 

La beauté céleste du reflet étoilé

Sur la surface de tes flots dorés de soleil

Etend son spectacle de couleur vermeil

Sur l’horizon de nos regards émerveillés

 

La douceur parfumée d’un bel été

Vient caresser l’étendue de tes eaux

Où ta mer d’huile vient s’arrimer

Sur le flanc de nos bateaux

 

Le théâtre quotidien de ta vie

Au rythme de nos rêveries

Envahit nos corps par tes effluves iodées

Et nourrit nos fleuves et nos terres cultivées

 

Dans les brumes de la nuit qui t’envahit

La lune s’enfonce doucement dans ton néant

Et se mélange sur tes vagues, simplement

 

Dans le bleu profond des entrailles de la nuit