La colère des cieux rassemble les nuages

Dans un gris profond et durable

Et projette en discontinu sa pluie froide

Sur nos paysages inondés du matin au soir

  

Les lourdes gouttes d’eau alimentent nos ruisseaux

Et débordent sur les frêles berges et ses coteaux

Les rayons d’un soleil printanier peinent à nous réchauffer

Et dans la furie des orages les torrents dévalent sur nos prés

  

Les averses nous frappent sans relâche depuis des jours

Nos villes et nos campagnes ressemblent à des lacs sombres

Dans sa ferveur démesurée qui tristement nous encombre

Les inondations envahissent nos maisons sans aucun détour

  

Les journées tristes comme une ombre de la nuit

Viennent noircir nos humeurs et nous enferment dans sa pluie

Qui dégouline chaque heure sur nos jardins noyés sans raison

Par un infernal jet de ciel en colère qui envahit tout l’horizon 

 

Le printemps ne lui reste plus qu’un mois de vie

Pour remplir de soleil les fleurs gorgées d’eau

Et nous bercer dans sa douceur et son euphorie

De ses parfums qui enivrent nos cœurs chauds

  

Le mois de mai a un goût de fin d’automne sans lumière

Et sa main froide vient mouiller nos chaumières

Ou la chaleur d’un feu de cheminée pour tout réconfort

 

Viens nous réchauffer en oubliant notre triste sort