Oh ! Magnifique cité luthérienne

Aux multiples colombages gravés

Sur les vestiges d’un moyen age passé

Polyglotte et multiculturelle

 

Tes maisons à encorbellement et à oriel

Nous laisse rêveur par leurs beautés

En nous guidant sur le quai des bateliers

Comme une ombre de ton histoire providentielle

 

La place de la cathédrale et ses superbes bâtiments

Transporte nos regards étonnés au gré du temps

Jusque dans le cœur de la renaissance

En nous offrant ses arcades sculptées en abondances

 

Ta cathédrale en grès rose finement ciselée

De style gothique d’inspiration romane

Projette ses façades dans une pure légèreté

Au dessus de la ville bénie par ses mânes

 

Ton portail aux vertus terrassant les vices

Entouré de statues de prophètes et de jugement

Où se côtoient les vierges sages et folles en coordinatrices

Qui selon la légende emprisonna le diable éternellement

 

Tes vitraux aux scènes magiques de vies religieuses en devanture

Illuminent la beauté du pilier des anges de ses douze sculptures

Dans la gloire des automates de l’horloge astronomique Finement décorée

Où les âges de la vie défilent devant la mort pour l’éternité

 

Tes superbes places, rues étroites, églises et ponts couverts

Protégés par les fortifications de Vauban aux murs épais

Où ta mythologie du Rhin nous a ensorcelés et enchantés

Par les contes illustrés de Gustave Doré et son talent d’expert

 

Tu as su grandir à travers tes mots grâce à l’imprimerie

Que Johannes Gutenberg a inventée et offert en hommage

A la prospérité des illustres hommes pour tout héritage

Et construit ton histoire sur les pages de notre vie

 

Les grands penseurs se sont inspirés de tes artères éclairées

Par les parfums de vin chaud et de cannelle sur tes marchés

Où noël devient féerique par ses étoiles de lumières scintillantes

Près de son grand sapin vert enneigé et de sa crèche vivante

 

Ton homme de fer veille éternellement sur ta cité

Dans une douce plénitude de tranquillité

Protégé par le son d’une chanson écrite pour l’armée du Rhin

Résonne encore de sa marseillaise sur nos terres sans fin

 

Le passage des cigognes faisant leurs nids angéliques

Pour y déposer en été de magnifiques bébés mythiques

Et ses légendes de fertilité et de symboliques contes racontés

S’installent sur les vallées d’Alsace pour nous émerveiller

 

Strasbourg tu es la capitale de l’Europe

Celle qui unit les pays dans la paix

Pour étendre ta bonté comme un philanthrope

 

En nous donnant ta prestigieuse sérénité