Dans les méandres d’une nuit

Sur l’horizon d’un tunnel noir

La lumière blanche de la vie

S’ouvre sur son intemporel pouvoir

 

Puis traverse l’esprit

Dans son ultime survie

Vers une mer étoilée

D’un silence emmuré

 

Seul, sur les bords du néant

Où des mains affamées

 Agrippent mon corps séant

Vers l’enfer des damnés  

 

Guidé par les ombres impudentes

Malveillantes et ténébreuses

Vers un cloître adipeux

D’âmes perverses et violentes

 

Etiré comme un vers endiablé

Sur le gril d’un feu éternel

Expiant des fautes mortelles

Dans des accusations charnelles 

 

L’amertume possession conflictuelle

Des démons de la nuit

S’expire sur mon corps blanchi

Par les rayons de la porte du soleil

 

Une sueur intense de libération

Sur les marques de la dévotion

Dans la spirale du long tunnel

 S’évanouit dans une lumière spirituelle

 

Le bien être de l’éternité immatériel

Dans l’infime instant de son illusion obsédante

Suspendu dans une demi mort latente

Marque son appel dans un songe irréel

 

Imagination d’un rêve de mort

De l’âme tourmentée par des contes

Sur la comédie de nos hontes

 Du destin irrévocable de nos corps